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Conduite à tenir en cas de sinistre

Responsabilité Médicale

le 17/10/2013

La meilleure prévention en cas d’accident médical constitue toujours la qualité de l’information et de la communication qui aura été donnée au patient dans le cadre de la consultation pré anesthésique, de la visite pré anesthésique de même que la communication avec celui-ci ou ses ayants-droit postérieurement, même si elle n’est pas toujours facile. Le médecin doit montrer en cas d’accident empathie et disponibilité. Tout accident médical pouvant donner lieu à la mise en cause de sa responsabilité doit conduire le médecin à se procurer une copie de l’intégralité du dossier médical, à établir un compte-rendu circonstancié chronologique précis relatant sa prise en charge et qu’il conservera en dehors du dossier médical, à le déclarer sans attendre à titre conservatoire à son assurance. Un médecin n’est pas habilité à reconnaître expressément sa responsabilité fautive à la suite d’un accident médical sans l’accord préalable de sa compagnie d’assurances qui, à défaut, pourra décliner ses garanties. Toute convocation du médecin que ce soit à une expertise, aux services de police, chez un Juge doit faire l’objet d’une information immédiate de sa compagnie d’assurances et d’une préparation avec le conseil et /ou le médecin assistant conseil de celle-ci. Nous rappellerons que la parfaite tenue du dossier médical anesthésique notamment, qui doit retracer la prise en charge pré, per et post opératoire, constitue non pas une contrainte mais la seule réelle protection du médecin en cas de contentieux. Il ne sert à rien de faire correctement son art si l’on ne donne pas les moyens de le prouver et de le faire savoir.

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A PROPOS DE LA « REDEVANCE ».

Exercice professionnel des médecins libéraux

le 14/10/2013

Une clinique est en droit de facturer au médecin anesthésiste réanimateur les prestations et services qu’elle lui fournit personnellement et qui ne lui sont rémunérés par ailleurs, que ce soit par les Caisses de sécurité sociale ou le patient lui-même. C’est ce qui est appelé communément la « redevance » bien que ce terme faisant penser à une taxe parafiscale sur le travail soit inapproprié. Les prestations et services normalement facturables au médecin anesthésiste réanimateur exerçant à la Clinique sont le recouvrement et la gestion des honoraires, toutes les prestations et services relatifs à son activité de consultations dans la mesure où, en général, son Cabinet y est implanté. En résumé, le médecin doit payer à la Clinique ce qu’il aurait dû normalement payer s’il avait son Cabinet en dehors de celle-ci. La redevance peut être fixée, par commodité de gestion comptable, en pourcentage ou d’une manière forfaitaire mais elle doit toujours faire l’objet normalement d’une révision annuelle en fonction du coût réel et moyen justifié des prestations et services et censé rémunérer la redevance. En effet, toute redevance qui ne correspond pas au coût réel moyen et justifiée des prestations et services fournis et qui serait excessive constituerait un partage d’honoraires illicite prohibé par la loi, une dichotomie. Il est extrêmement difficile pour un médecin anesthésiste réanimateur s’installant en Clinique de rediscuter les modalités de facturation de la redevance et qu’il lui appartient de vérifier que celles-ci sont identiques à celles de ses collègues. Ce qu’il faut savoir, c’est que la redevance fixée en pourcentage dans un contrat constitue une des seules dispositions contractuelles éventuellement révisable par la suite s’il se révèle que la Clinique n’est pas en mesure de justifier un coût réel des prestations et services fournis et que la redevance facturée dissimule en réalité un partage d’honoraires illicite. Tout contentieux éventuel concernant la redevance doit être préparé et mené par l’ensemble des médecins de la spécialité et non pas de façon individuelle. La jurisprudence et les textes sont maintenant parfaitement établis en cette matière.

À propos du Cabinet
Le Cabinet AUBER a été créé en 2003 à l’initiative de Philip COHEN et Marie-Christine DELUC, avocats qui exerçaient dans des domaines distincts mais complémentaires.
Dans le domaine du droit de la santé, Avocat des principaux syndicats de médecins libéraux, généralistes ou spécialistes (CSMF, SNARF, FNMR, FFMKR…), et avocat référent du Cabinet BRANCHET, le Cabinet AUBER accompagne, conseille et défend les médecins dans tous les domaines concernant leur exercice professionnel.
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